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la mauritanie d'hier à aujourdhui

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10 août 2008

toujours les mêmes

De retour sur la toile

Très chers internautes, situation oblige je suis de retour parmi vous.  Comme vous le constatez. L'heure est grave La Mauritanie est de retour à la case départ aprés un semblant de rêve que nous nous sommes permis le repos fut bref. Espérons que  cette situation ne durera pas longtemps. Sidioca est renversé par ces mêmes qui l'ont sorti de nul part pour l'imposer sur  la scène politique mauritanienne par les voie des urnes. Mais il faut dire que la marionnette à désobéie et n'exécute pas les gestes produits des mains obscures des militaires qui tirent les ficelles. en l'occurrence les fameux généraux faiseur de "rois" : le général Abdel Aziz et ses acolytes. La Mauritanie est en danger, notre jeune démocratie vient de prendre  un coup et il est de notre ressort de renseignerles mauritaniens et le monde entier sur ce qui se passe réellement sur le terrain. entre les pros putschistes et les anti putchitistes le fossé est grand.

Si les généraux disposent de l'arsenal médiatique, ils usent aussi de leur pouvoir pour interdire toute manifestation allant à l'encontre de leur projet. Aprés plusieurs interventions à la télévision il occupent leurs représentants à l'intérieur du pays pour une vaste campagne mediatique vantant les mérites des généraux et denonçant l'incapacité du président deçu à dirriger correctement le pays.

Du coup ce qui est un coup d'état est entrain d'être légitimé par les populations analphabètes. Ils est de notre devoir, nous citoyens intellectuels mauritaniens d'attirer l'attention de la communauté internationale du danger de telle pratique qui risque de se répéter à chaque fois qu'un civil même  démocratiquement élu puisse être déchu des fonctions acquises par les urnes sans autres formes de proces.

Certes aujourd'hui c'est Sidi Ould Abdallahi qui est victime de ces militaires mais n'oublions pas qu'à travers Sidi,  c'est un message clair que les militaires envoient aux démocratiques et prouvent qu'ils sont toujours les véritables maîtres de ce pays. c'est scandaleux.

A vous la diaspora mauritanienne résident en Europe et en Amérique du nord une fois de plus nous vous rappelons de défendre et de faire connaître la situation qui prévaut en Mauritanie à travers de colloques, des séminaires ou des journées commémoratives.

Les miliaires peuvent toujours continués de duper le peuple ou de vouloir donner une image à l'opinion internationale  qui ne reflète pas la réalité. A travers nos forum de discussion sur CR IDEM et les différents blogs nous  contribuons à notre niveau d'alerter sur les réels problèmes de la Mauritanie et monter les veritables ambitions des militaires qui restent la preservation de leur acquis.

X ould Y fait une contribution inestimable dan ce sens à travers sont blog. Il faut dire qu'il nous éclair à travers ces écrits sur ceux qui pillent et ruinent la Mauritanie en toute impunité. pour clore cet article je rappelle à X ould Y qu'il est incontournable et que son absence de la toile manque  à beaucoup d'internautes.   

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7 août 2008

Quoi de neuf en mauritanie?

1_Quoi de neuf sur la Mauritanie?

2_Après le 6 aout peut on encore parler de dèmocratie en Mauritanie?

3_Le prèsident Sidoca n'est Il un produit de la junte militaire?

4_La junte militaire presentera t'elle un candidat?

5_Quel credit peut ont accorder aujourdhui aux promesses du Haut Conseil de l'Etat?

6_Retourneront ils dans leurs casernes aprés les elections?

7_La Mauritanie pourra t elle supporter une sanction internationale dans la conjoncture actuele?

8_Existe t il une opposition digne de ce nom en Mauritanie?

9_Qu a t il de nouveau entre le regime de Ould Taya et ceux d'aprés?

10_Ne croyez vous que le coup d'etat contre Ould Taya n'était qu'une mascarade bien orchestrée pour duper   le peuple mauritanien et l'opinion internationale?

7 août 2008

Quoi de Neuf en Mauritanie

Je répond au questionnaire que j'avais soumis aux blogueurs de A.J.M .

La première question est la suivante: Quoi de neuf en Mauritane après le 6 août 2008? En effet je dirais tout simplement que les militaires sont de retour de façon ouverte. le pouvoir qu'il avait confié à Sidi Ould Abdallahi semblait leurs échapper peu à peu. il fallait réagir vite.

L'occasion leur fut donné par Sidioca en personne, lorsque, dans son bras de fer avec les pro-militaires de son gouvernement et les parlementaires apparentés aux militaires atteint son paroxysme. Ce bras de fer à rendu  impossible l'application de tous les décrets et amendements qui pouvaient être proposés par le régime démocratique. La cohabitation entre les deux parties était vouée à l'échec.

Aprés plusieurs remue-ménages du gouvernement sans succés, Sidi Ould Abdallahi a pris une décision lourde de conséquence, qui lui valut son mandat. En effet au petit matin du 6 août 2008, il limogea les trois généraux les plus puissants de la Mauritanie.

Aussitôt les limogés déposent sans peine Sidi Ould Abdallahi et prennent la tête de l'état. Nous voici de retour à la case départ. L'espoir qu'a fait naître l'arrivée d'un civil à la tête de "l'état mauritanien" vient de s'envoler. Que vont ils nous sortir encore ses généraux? Nul ne sait si ce n'est un possible hypothèque du pays.

La réaction de "l'opposition mauritanienne" ne se fait attendre. Regrouper au sein du F N D D, ils demandent le rétablissement de l'ordre constitutionnel en remettant le president deçu à sa place et le retour des militaires dans leurs casernes.Mais sans compter avec la determination des militaires d'occuper encore la plus haute fonction de "l'état" pour lomgtemps et j'ose affirmer cet état de fait.

La situation est grave et les militaires ne reculerons devant rien pour préserver leurs acquis au détriments des citoyens mauritaniens et des conséquences que de telles pratiques peuvent exposer la Mauritanie sur la scène internationale. Le pays traverse déjà une crise économique dont la flambée des prix ne cesse d'augmenter et le denrées alimentaires de premiére nécéssité sont presque plus à la portée du citoyens moyen. Y'a n'en plus que assez ainsi.

Comme si cela ne suffisait, les généraux rajoutent une crise politique dont on ne sait la suite. Pauvre Mauritanie, pauvres citoyens à quand  viendrait une éclaircie durable pour dissiper les nuages obscures qui couvent sur nous? Ne tuer pas cette Mauritanie qui à tant souffert et qui n'a pas encore fini de penser ses nombreuses plaies perpétrées par vous les militaires. renoncer à vos ambitions personnelles et égoistes qui ne finissent des creuser le fossé entre les enfants du pays. 

19 avril 2008

actu.canalbog.com est indispnible

Désolé acturim.canalblogactu.canalblog est fermer vous pouvez cependant trouver quelques articles sur slamine.canalbog.cometslamine.canalbog.comet les travaux que j'avais commencé sur le déclin et survie de l'esclavage dans la mauritanie independante serontindependanteseront bientôt disponible. en attendant je vous laisse quelques idée de ce travail.

Comme  le montre l'intitulé ce travail traite la question sous deux angles distincts

tout d'abord le déclin du phénomène chose qu'on ne peut nier aujourd'hui du moins les sociétés négro africaine

mais aussi persistance chose trés évidente si l'on sait que c'est avec après l'arrivée de Sidi Ould Abdallahi qu'une loi fut votée pour pénaliser toute forme d'esclavage. mais bon entre la réalité et les discours politiques le fossé es immense.

vous avez un petite idée du texte

à bientôt

15 mars 2008

Bref apperçu de l'organisation sociale Soninké

A l’instar des sociétés traditionnelles de la sous région, l’organisation sociale des Soninkés est très fortement hiérarchisée. Elle est composée de trois catégories de classes nettement distinctes.

Au sommet de l’échelle se place la catégorie dite les « Horo » (gens libres) comprenant plusieurs classes et sous classes. : Les « Tougoura-goumou (les guerriers) : cette catégorie se compose entres autres des « Tounka-lemou » et les Khirsi-lemou ; mais aussi les  « Mangou-lemou » (la bourgeoisie locale) et les « Modini » (les marabouts)

En deuxième position, se trouvent les « Niakhamalani » (les gens de caste)). Il regroupe : les « Diarou » (les griots), les « Tago » (les forgerons), les « Garanko » (les cordonniers) etc.

Au bas de l’échelle se trouvent les classes de conditions serviles : les esclaves. Cette catégories se divise en plusieurs sous groupes, tous de condition servile. Nous pouvons ainsi distinguer les captifs  de case : il s’agit des descendants des esclaves de traites acquis par le droit de naissance. Ces derniers ne peuvent pas faire l’objet de vente de la part de leurs maitres. Ensuite nous avons les captifs de guerres : c’est tous les individus faits prisonniers lors de guerres qui opposaient les différents groupes de la sous région. Ils étaient soumis à toutes sortes de vexations et dont les maitres pouvaient en user comme bon lui semble.

Cependant dans l’organisation sociale Soninké, il existe une catégorie, qui bien que peux nombreuse, jouissait d’une place importante. Il s’agit des « Donkourouko » ou « Wanékounko » selon le milieu ou ils se trouvaient. Ils étaient réputés par leur attitude guerrière. Ils marchaient dans les premiers rangs des contingents armés. Mais leurs participations aux combats étaient soumises à condition. C’est d’ailleurs grâce à ces conditions qu’ils ont pu devenir de grands propriétaires terriens notamment à Diaguily.

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13 mars 2008

Le peuplement Maure du Guidimakha

L’origine du peuplement Maure du Guidimakha est difficile à élucider. Leur  présence dans la région reste très ancienne ; mais il faudrait attendre la fin du XIXe siècle  pour qu’elle commence à s’affirmer plus distinctement. Cette présence fait suite à l’accroissement progressif de leur nombre, mais aussi à la pacification progressive des régions bordant les rives du fleuve Sénégal.

Au fil des années, des nomades qu’ils étaient, les maures commencèrent à se sédentariser. « Les Maures qui nomadisent dans le Guidimakha, sont tous ou la plus part apparentés aux groupements des Ehel Sidi Mahmoud, qui comptent en son sein d’innombrables tribus, réparties elles mêmes en plusieurs fractions, qu’on ne pourrait terminer l’étude. Les Ehel Sidi Mahmoud dit-on sont aussi nombreux que les gaines de sable dans le désert.[1]

Du point de vue de leur origine, de nombreux écrits existent et font des Ehel Sidi Mahmoud des descendants des Idaou Elhaj de Ouadane.

« Leurs chefs sont des descendants de la vieille tribu berbère des Idaou Elhaj habitant encore Ouadane dans l’Adrar. A la fin du XVIIe siècle, le grand père des chefs actuels Abdallah Ould Sidi Mahmoud, en venant s’établir dans l’Irgueiba, détermina le groupe auquel il a laissé son mon. Les Ehel Sidi Mahmoud ont comme principaux terroirs de parcours, les plateaux de l’Affola et les plaines De l’Irgueiba à l’Est de du Tagant. » [2] 

Dans l’ouvrage Massadir, s’agissant toujours des Ehel sidi Mahmoud, on pouvait lire : « qu’il s’agit d’une grande confédération tribale dont l’origine remonte à l’Imarabott Sidi Mahmoud mort en 1786, venu s’installer dans la région de l’Assaba, en s’exilant de Ouadane. Il a constitué un pôle d’attraction pour de nombreux groupes variés, notamment certains éléments des Idouîsh. »[3] 

Mariella reprenant Abdel Wedoud Ould Cheikh, argumente dans ce sens. En effet un marabout L’Imarabott Sidi Mohamed (mort rn 1200 hégire 1786), qui était dans la Hilla (campement émiral des Ehel Sidi Mahmoud Min Huna avait commencé à recruter des disciples parmi les nombreux clients qui valurent à Mohamed Sayn (émir des Idouîsh de 1793 à 1821).

Comme nous le constatons, cette partie de l’histoire des Ehel Sidi Mahmoud semble bien connue. Mais en ce qui concerne leurs origines lointaines, les arguments et témoignages recueillis sont divergentes et le plus souvent subjectifs.

Les Ehel sidi Mahmoud, alliés aux Chrattit (une branche Idouîsh) ont pendant longtemps soutenu une lutte ardente contre les kounta et leurs alliés Abakak (autre branche Idouîsh). Après des maintes péripéties, succès et revers, les Ehel Sidi Mahmoud arrivèrent à bout de Kounta. Mais une crise interne avait surgir lorsque Sidi Mahmoud, chef des Ehel Sidi Mahmoud de l’Ouest voulait concurrencer son frère Sidi Mokhtar, chef des Ehel Sidi Mahmoud de l’Est.

Le premier groupe comprend :

-Les Ahl Lefdei

-Les Ahl Hamoîd

-Les Tajount

-Les Ahl limageri

-Les Majasta

-Les Ajeilat

-Les Iboliens.

A ces groupes s’ajoutent deux campements de Zbeirat qui sont les Ahl Kouri et les Ahl Taleb. Il y’avait en outre au Guidimakha les Fraghla Oulad Adda, connu pour leur tranquillité ainsi que des groupes comme :

-Les Tenouajiou

-Les Talaba

-Les Messouma

Quand aux fractions du second groupe des Ahl Sidi Mahmoud qui évoluaient dans le Guidimakha Soudan, elles comprenaient :

-Les Ajeilat Tolba

-Les Ahl Boussaiba

- Les Ahl Idag Foni

-Les Ahl Méhré

-Les Ahl Bouqaifre

-Les Ahl Ghailasseh

-Les Ghazalane

-Les Tahelane

-Les Louteidat

Parallèlement, il existait une autre liste des fractions des Ahl Sidi Mahmoud dressée par F M Colombani. Comprenant :

-Les Ahl Jilani

-Les  Ahl Hamoimid

-Les Ahl Tajount

-Les Ahl Lemeida

-Les Ibolien

-Les Majasta

-Les Barick

-Les Louteidat

En ce qui concerne les Tenouajiou, il s’agit des Chorfa apparentés aux Ahl Djihé, souche de la famille de Gelagma, à la quelle appartiennent les membres des familles Mâ El Ainin.

Les Laghlal quant à eux, ils font remonter leur origine à Sidi Abu Bekr Siddikh, beau père du prophète Mohamed PS.

Les Messouma qui sont une fraction maraboutique, s’adonnent au nomadisme et à la prédication de l’islam. Ils sont basés à Sey-Delmé et Soufi. On distingue ainsi des Messouma Ahl Salem, des Messouma Oulad Lemine Et des Messouma Ahl Hama.

Les Zbeirat occupent les rives du Karakoro, d’où ils se livraient à la transhumance. Leur base arrière est Aweinat Mokhtar Boubacar.

Les dawash ou Idouîsh sont des marabouts originaires de Makhtal Hajar. Le premier venu au Guidimakha était Sidi Mokhtar Ould Abderrahmane. Il cohabitait avec les Laghlal pendant un moment entre Toumiat, Troula et Diogountouro. C’est après que les Idouîsh fondèrent Seil-Amar. On les retrouve également à Kleybya ou Wad Naje.

Les Ahl Hamoimid occupent la partie ouest du Guidimakha. Leur zone de parcourt comprenait Téktaké, Ajar et Ould Rami.

Les Tajount occupent le nord-est de la région. Ils sont basés à N’Doumoli. Leur zone d’intervention englobe les environs de Kankossa jusqu’à N’Diéo.


[1] F M Colombani : Monographie du cercle du Guidimakha. Décembre  1912  ANS 10D5/1 p 29-30.

[2] George Poulet : Les maures de l’A.O.F. librairie Maritime et coloniale 1905. P 90.

[3] Massadir : Cahier  des sources de l’histoire de la Mauritanie N°4. 1994 universités de Nouakchott.

12 mars 2008

Bref apperçu de l'organisation sociale Soninké

A l’instar des sociétés traditionnelles de la sous région, l’organisation sociale des Soninkés est très fortement hiérarchisée. Elle est composée de trois catégories de classes nettement distinctes.

Au sommet de l’échelle se place la catégorie dite les « Horo » (gens libres) comprenant plusieurs classes et sous classes. : Les « Tougoura-goumou (les guerriers) : cette catégorie se compose entres autres des « Tounka-lemou » et les Khirsi-lemou ; mais aussi les  « Mangou-lemou » (la bourgeoisie locale)  et les « Modini » (les marabouts)

En deuxième position, se trouvent les « Niakhamalani » (les gens de caste)). Il regroupe : les « Diarou » (les griots), les « Tago » (les forgerons), les « Garanko » (les cordonniers) etc.

Au bas de l’échelle se trouvent les classes de conditions serviles : les esclaves. Cette catégories se divise en plusieurs sous groupes, tous de condition servile. Nous pouvons ainsi distinguer les captifs  de case : il s’agit des descendants des esclaves de traites acquis par le droit de naissance. Ces derniers ne peuvent pas faire l’objet de vente de la part de leurs maitres. Ensuite nous avons les captifs de guerres : c’est tous les individus faits prisonniers lors de guerres qui opposaient les différents groupes de la sous région. Ils étaient soumis à toutes sortes de vexations  et dont les maitres pouvaient en user comme bon lui semble.

Cependant dans l’organisation sociale Soninké, il existe une catégorie, qui bien que peux nombreuse, jouissait d’une place importante. Il s’agit des « Donkourouko » ou « Wanékounko » selon le milieu ou ils se trouvaient. Ils étaient réputés par leur attitude guerrière. Ils marchaient dans les premiers rangs des contingents armés. Mais leurs participations aux combats étaient soumises à condition. C’est d’ailleurs grâce à ces conditions qu’ils ont pu devenir de grands propriétaires terriens notamment à Diaguily.

11 mars 2008

Evolution des rapports entre Maures et Soninké au Guidimakha

Cher internautes je suis flatté par l'interet que portiez  sur l'intitulé de mon modeste travail que je vous avez soumis.bon nombre d'entre vous etiez pressé de voir ce travail. comme j'aime le suspens je vous le ferais suivre chapitre par chapitre j'usqu'à la fin bonne lecture à vous tous et comme je lai remarqué mon mail semble corrompu car depuis un certains je ne reçois plus de mail  on va regler ça en attendant je vous invites à plonger dans l'univers de Soninké.

INTRODUCTON

Dans l’histoire générale de la Mauritanie, le Guidimakha présente une particularité grandissante en ce sens qu’il a vu se succéder sur ses terres toutes les dominations des populations diverses culturellement, socialement et politiquement différentes.

L’étude des rapports entre Maures et Soninké au Guidimakha est une question très délicate et très sensible. Elle s’étale sur plusieurs siècles, au cours desquels des mutations très profondes furent faites, de nature à homogénéiser la vie d’ensemble des différents groupes soninké.

Ainsi en entrant dans le vif de notre travail, il nous a paru fort utile qu’une connaissance précise de la région et des réalité historique liées aux grands mouvements d’ensemble qu’ai connu la sous région. Et pour mieux saisir l’objectif que nous  nous sommes fixé, il importe d’aborder le travail dans un cadre beaucoup plus vaste, en tenant compte du développement économique  intervenu dans la sous région et les facteurs qui ont conduit aux mouvements de ruées sur tout le territoire du Guidimakha.

Ainsi, le travail fut scindé en quatre parties d’inégale importance. La première partie est essentielle pour la compréhension du reste du sujet. Elle comporte deux chapitres au bout desquels, nous retracerons le tableau général du pays, en partant du cadre physique au cadre humain.

La deuxième partie fait état de l’évolution chronologique des rapports entretenus par les Soninkés et des éléments étrangers. Le premier chapitre relatera les premiers contacts conflictuels entre les soninkés et les berbères, leurs continuations vers les falaises du Tagant jusqu’aux crêtes rocheuses de l’Assaba, ainsi que  de l’infiltration des Arabes  et de la descente des soninkés vers le sud. Ensuite nous évoquerons la domination des Bambara Massassis (1808-1850) dans ses grandes lignes. Et finalement nous allons évoquer le Guidimakha pendant le djihad Omarien (1854-1891).

Le deuxième chapitre de cette partie portera sur la domination des Idouîsh (1870-1891) nous avons  jugé utile de présenter le pays et ses hommes  et l’affirmation de la domination Idouîsh et leurs agissements sur les populations soninké.

La troisième partie sera menée sous l’angle de l’occupation coloniale  française  (1891-1960). Nous avons entrepris d’étudier les transformations intervenues dans les rapports entre les différentes populations Maures et Soninké.

Le premier  chapitre de cette partie fut consacré à la conquête du pays, en passant par l’évocation des mobiles et les différentes phases de pénétration. Ensuite nous aborderons l’évolution des rapports entre Maures et Soninké, allant de l’occupation à la pacification de la région (1893-1910) et nous passerons en revue la nature et  les modes d’organisations des bandes maures.

Enfin ce chapitre sera clos par l’énumération des crises internes entre les populations soninké du Guidimakha et les tentatives de rapprochement qui ont lieu au moment de la lutte contre l’occupation française dans la région.

Le deuxième chapitre sera consacré à l’étude des rapports entre soninké et maures de la pacification de la région, à la veille de l’indépendance de la Mauritanie (1910-1960).nous traiterons aussi les modifications sensibles qui intervinrent  dans les sociétés traditionnelles, les tentatives de rapprochements nécessités par le nouvel ordre établi par la volonté des colons, ainsi que les assimilations et brassages contractés entre les Soninké et les Maures.

Enfin  la quatrième partie de ce modeste travail, relatera les rapports économiques, fonciers et religieux entre les différentes communautés de la région.  Cette partie comportera trois chapitres, traitant chacun  spécifiquement l’un des domaines cités ci-dessus.

Dans le premier chapitre, on se force de présenter les ressources de la région, la nature et les différentes formes des échanges commerciaux entre les Soninké et les Maures.

Dans le second chapitre, la question foncière est mise en avant  ou l’on résume les formes d’acquisition des terres  et la conception foncière, les litiges fonciers et les accords  passés dans ce domaine entre les deux communautés.

Enfin dans le troisième et dernier chapitre de travail, nous allons aborder les facteurs religieux  et de son influence sur la vie d’ensemble des différentes communautés du Guidimakha.

Premier partie : Présentation générale du Guidimakha

La délimitation de ce qui est convenu d’être appelé ancien Guidimakha, semble encore problématique. Dans les différentes études consacrées à la région, il engloberait les hautes terres de la Mauritanie centrale comme le suggère ce passage. « Les Soninké occupaient jadis les plaines et les montagnes de la Mauritanie centrale (Assaba, Hodh, Tagant et même de l’Adrar) »[1]

Déjà dans une monographie du cercle du Guidimakha de F.M Colombani, datant de 1912, nous pouvons lire « il faut dire que le Guidimakha fut le nom donné au pays, qui, du fleuve Sénégal entre Gandé et Kayes, s’étant vers le nord jusqu’aux montagnes de l’Assaba. L’ancien Guidimakha se trouvait inséré entre les massifs que forment la barrière sud des montagnes du Tagant et les ramifications de l’Assaba qui se détachent de ce massif aux environs du passage de Louth et dirigent vers le sud-est. »[2] 

Etymologiquement le nom Guidimakha dérive de l’association de deux expression. Celui du massif de l’Assaba « Guidé » en soninké et celui du premier soninké migrant dans cette zone Makha Malé Douo SOUMARE. D’où l’expression qu’utilise nt les griots pour louer les SOUMARE : »guidé soninké fana Makha Malé Douo SOUMARE. »

A la suite de la création du poste de Kiffa et l’organisation de la région du Rgueiba, le Haut Sénégal Niger s’est étendu aux zones d’influences dans la limite prévue par l’arrêté du 20 juin 1905, les limites des zones d’action de la colonie du haut Sénégal Niger et de la Mauritanie furent reconstituées comme suit :

Au Nord, la crête rocheuse partant de Louth et qui se dirige vers l’est en passant par Ain Fogh, crête qui sépare le Rgueiba du cercle du Tagant.

Au Sud, une ligne partant de Louth, suivant la partie sud du massif de l’Assaba jusqu’au marigot Karakoro.

En définitif la zone d’action politique, judiciaire et administrative dévolue à la résidence du Guidimakha se Bornait ainsi

A l’ouest, le marigot Djimini auquel fait suite une ligne passant par le  mont Oua-oua, Artoumou, Bouanze et aboutissant au passage de Soufa, situé dans L’Assaba, au nord du village de Ndieo. 

Au Nord, une ligne partant de Soufa, suivant la crête du mont Kamedi et aboutissant au marigot Karakoro en face du village de Sélefeli.

Au Sud la région est limitée par le fleuve Sénégal.

A l’Est le marigot Karakoro sert de frontière avec le Mali.

Administrativement, le Guidimakha est la dixième région de la Mauritanie, avec Selibaby comme principale ville A  la fois siège administratif, Selibaby est le centre des départements que sont Khabou, Gouraye et Wompou.

A-     Le Relief

Le Guidimakha  est pays de collines dans sa partie nord, les élévations rocheuses qui accidentent cette région sont la suite des monts de l’Assaba, qui se détachent des contreforts montagneux de la barrière sud du Tagant et se dirigent  vers le sud-est jusqu’à l’extrémité du mont  Takhadé. A celle-ci s’ajoute la crête rocheuse de Soufa,  ceux de Ndieo et  de Djibali pour n’en citer que celles-ci.

Du nord au sud, nous partons des falaises de l’Assaba qui occupent presque toute la partie nord vers la pénéplaine qui  descend au sud avec des émergences de collines de grés quartzite donnant quelquefois des plaines de schistes antécambriens.  A l’est nous avons d’importants recouvrements dunaires, particulièrement au environs du Karakoro et des plaines de l’Assaba.

B-      Le climat

Du point de vue climatique, la région est soumise à un climat très variable. L’année est scindée en deux saisons nettement distinctes : de fin octobre à fin juin c’est la saison sèche, le reste de l’année correspond à la saison pluvieuse. Les premières pluies tombent dans la première quinzaine de juillet à septembre. Durant la saison sèche, les chaleurs peuvent facilement avoisiner les 45° à  l’ombre et les minimas oscillent entre 20° et 25°. La courte saison fraiche correspond aux mois de décembre à fin janvier, avec des températures allant de 09° à 10° la nuit et de 20° 25° la journée.

C-      Le réseau hydrographique

Le fleuve sénégal et ses affluents constituent l’ossature essentielle du réseau hydrographique. En effet, le fleuve sénegal longeant la frontière sud de la région est le seul cours d’eau permanent. Navigable sur prés de 1700 km, ce fleuve prend sa source dans les falaises du Fouta-Djalon et jette dans l’océan atlantique au niveau de Ndiago localité située prés de Rosso. A ce cours d’eau s’ajoute ses deux principaux affluents que sont le margot Karakoro, prenant sa source dans les monts Assaba et qui descend dans la partie Est de la région. « Il forme la frontière avec le Mali, suivant une direction largement orientée vers l’est, puis forme la limite orientale de la région et se jette dans le fleuve Sénégal au niveau de Khabou, à la pointe sud du Guidimakha. »[3]  L’oued Garfa constitue le second affluent principal .prenant aussi sa source dans les montagnes de l’Assaba au environs de Ndieo. Il longe la frontière ouest du Guidimakha pour aller se jeter dans le Sénégal au niveau de Maghama.

D-     La faune et la flore

La végétation et la faune sont soumises aux conditions aux conditions climatiques. Elles varient selon ces conditions et par conséquents selon l’altitude. La végétation présente une variété de grands arbres touffus et des bouquets plus ou moins clairsemés. Elle donne à ces différentes régions les aspects successifs de pays boisés ou semi désertiques.

La faune est caractéristique de celle des régions sahélo-sahariennes. Les animaux des régions désertiques voisinent avec les hôtes de la grande brousse. Cependant cette faune et flore n’ont pas échappées aux aléas climatiques et elles ont connu une détérioration  progressive qui continue encore de mos jours.

Chapitre II : Les Hommes

Pendant plusieurs siècles, des vastes mouvements de populations d’origines diverses et aux réalités historiques diverses se sont succédés et entrechoqués dans les sens nord-sud et est-ouest sur les hautes terres de la Mauritanie centrale et progressivement vers la vallée du fleuve Sénégal.

Ainsi des la fin du XIXé siècle, le tableau de la population qui commença à se dessiner entre le XIé et le XIIé siècle s’impose plus nettement, à tel point qu’à partir de la deuxième moitié du XXé siècle, le Guidimakha fut une figure représentative de la Mauritanie, en  ce sens qu’il regroupe sur ses terres toutes les couches sociales qui, séparées par des liens historiques, seront progressivement liées par des ressemblance sensibles dans leur structures politiques et sociales en dépit des structures religieuses qui leurs sont déjà  communes.

A-     Les Soninké

Nous peu renseigné sur les origines lointaines des Soninké. Les sources écrites et les légendes nombreuses recueillies à ce sujet, les considèrent tantôt comme descendants de Perses, tantôt comme descendants des djinns (génies). Cependant « il serait trop long de rappeler les légendes nombreuses qui entourent les premiers âges de la race Sarakolé dans lesquelles, se manifestent des interventions des Djinns, de corbeau et des serpents à plusieurs tête… »[4]  Ce qu’il faut retenir c’est toutes les traditions recueillies auprès des différentes familles Soumaré, Diabira, Kamara, et autres (Cissé, Gassama, Dramé, Diawara…) qui se réclament  soninké, rattachent leurs origines à cette entité connue sous le vocable de Wagadu-glana.

Les traditions soninké du Wagadu nous apprend que le groupement connu chez eux sous ce nom de soninké précisément fut formé à l’origine par des Wagué (pluriel Wago), qui exerçaient des pouvoirs sur une partie des karé (pluriel Karo), gens libres ou affranchis qui s’adonnent à la culture du sol et d’autres part des Kussé (pluriel kusso), ensemble des individus de condition servile(…) »[5]

Des auteurs comme C. MONTEIL et M. DELAFOSSE affirmaient que « des une époque très ancienne, vers 200 avant JC, au plus tard des  soninké partis de Diaga (delta central du Niger) s’avancèrent vers le nord-ouest et allèrent fonder des colonies agricoles dans des régions ou se trouvèrent aujourd’hui Bassikounou, Néma et Oualata faisant ainsi de Diaga le berceau primitif de l’habitat soninké »

D’autre part Il en ressort des conclusions de Munson interprètes par le professeur Abdoulaye BATHILY, que vers le IIé millénaire avant J.C, les proto-soninké constituaient l’essentiel du peuplement noir de l’Adrar, du Tagant, du Hodh et l’Awkar. C’est à partir de cette zone que des groupes ont du franchir le 15é  parallèle et allèrent fonder au Sud différent état, dont Wagadu dans le Baxunu ou ils ont fusionné avec les populations autochtones. Dans son ouvrage les portes de l’or, A BATHILY écrivait « qu’on peut supposer raisonnable que des le milieu du premier millénaire après J.C il existait quatre foyers de peuplement (…) dans le Sahel : le Wagadu (pays des Wago), le Karta (pays des Karo), le Gajjaga (pays des Gaja), le Guidimakha… »[6] 

Quoi qu’il en soit de la fiabilité de ses thèses , il est tout de même incontestable de dire que les Soninké furent les maitres incontestés de ce qui fut l’un des plus grands ensembles politiques et socio-économique qui marqua  la sous région par son organisation et sa prospérité à savoir le royaume de  Wagadu-ghana. L’ascension économique et politique du Wagadu lui conféra une renommée quasi légendaire dont les traditions orales et les sources écrites se font l’écho.

Mais tous les grands ensembles politiques, le Wagadu, après ses grandes épopées remplies de gloire et de succès, allait connaitre des troubles à partir de la fin du XIé siècle. Cette période sera caractérisée par de nombreuses luttes endémiques, qui auront pour conséquences des modifications très profondes sur la géopolitique  du l’ensemble de la sous région.

Quand aux raisons de la dislocation de l’empire du Wagadu de nombreuses thèses variées et souvent contradictoires se bousculent.  Seule leur conjonction et une étude comparative nous permettra d’établir une synthèse objective. Plusieurs versions furent ainsi avancées. Nous avons entre autres raisons les incursions Almoravides entre 1076 et 1077, la légende du Bida (serpent totem du royaume) qui occupe dans les traditions soninké une place considérable, voir même la principal cause des bouleversements qui ont affectés le royaume.. Il y’a aussi les crises internes suscitées par les ambitions de différents prétendants au trône, aggravées par l’absence de politique de succession fiable. A ces causes, le facteur climatique peut être aussi déterminant si l’on se refaire au mode de vie des soninké dans lequel l’agriculture occupe une place très importante. Ce qui nous laisse dire que le desséchement progressif des zones habitées ne pouvait qu’entrainer une migration vers des nouvelles zones plus propices à l’activité agricole

Par ailleurs les hautes terres du Guidimakha furent une zone de refuge et de transition pour différents groupes d’agriculteurs et de pasteurs qui cherchaient à évoluer indépendamment  hors de la portée des ambitions d’islamisation des almoravides  et des velléités hégémoniques des nouvelles entités  sociopolitiques émergentes.

Ainsi le Guidimakha doit donc son peuplement actuel à trois de vagues de migrations distincts bien connues. Les sources écrites disponibles et les récits des traditionnistes soninkés sont  convergents et font de Makha Malé Douo Soumaré le premier soninké arrivé sur les hauteurs du Tagant et de l’Assaba. Il cohabitait avec d’autres clans, que sont les Sibi, les Fofana, les Dabo etc. leur principal habitat était « Ka Biné (maison noire).

La seconde vague était composée de Kebinko (les Diabira) et leurs alliés rejoignirent Makha Malé et sa suite sur les falaises de l’Assaba. Ce témoignage recueillis nous éclair sur les relations entre ces deux premiers vagues et sur les t étapes de leur migration sur les hauteurs de l’Assaba et du Tagant.

« Les Soumaré, en quittant Wagadou, allèrent s’installer dans l’Assaba ou ils cohabitèrent un certain moment avec les Peuhl Diawonko. Mais la montagne était hantée par des mauvais et sachant que leurs alliés Kebinko étaient réputés dans les croyances occultes et le fétichisme, ils les invitèrent de venir s’installer auprès deux pour rendre leurs nouvelles habitations plus accueillantes. Ainsi ces Kebinko dans leur périple, fondèrent des localités nommées Biru et Bambi Gilu (les grottes géantes)[1]

La troisième vague de migration soninké menée par les Kamara à leur tête Gané Wali Kamara. Cette migration est en parti liée aux événements qui ont en marqué la sous région vers l’an 1240. En effet en ce moment, Gané Kamara chef guerrier qui s’illustra bravement par les nombreuses défaites qu’il infligea aux ennemis de Soundjata Keita.

Fort de sa notoriété grandissante Gané Kamara se proclama chef avec  999 guerriers à sa solde. Face la montée en puissance de Gané, Soundjata Keita mis son armée en déroute, le contraignant ainsi de fuir la région et le livre en quête d’une nouvelle terre d’accueille. Son périple le conduit à Garala d’ont il s’empara avant de rejoindre les Soumaré dans l’Assaba. La cohabitation entre les différents groupes durera pendant un certain moment. Ils fondèrent ainsi plusieurs localités dont les plus ressentes avaient comme noms Bouly, Sakha, Djadji Biné, Ndieo. Quant aux plus anciennes agglomérations qui ont disparues nous pouvons citer Gandji, Bambi Guli, Sanda, Sandjara, Wolo etc. Tous ces villages étaient construits à proximité des sources d’eau permanant, indispensables aux besoins des populations.

La double originalité (zone d’accès difficile contres les excursions des bandes maures et aussi zone de transition entre la partie nord et sud de l’actuel Mauritanie) qui caractérise les hautes terre de la Mauritanie centrale (Assaba, Tagant) fut mainte fois évoquée et semble à nos yeux être une explication parmi tant d’autre pour justifier le choix des Migrants de faire de ces lieux le tremplin vers leurs agglomérations actuelles.

Quand aux raisons de la descente des Soumaré vers la vallée du fleuve Sénégal. Plusieurs raisons furent avancées, parmi lesquelles, les descensions internes occupaient une place importante.

D’abord à la suite du mariage de Gané avec une des filles de Makha Malé en la personne de Djeneba Makha entraina une scission au sein du clan des Soumaré. Une partie du clan entrepris alors leur descente vers les rives du fleuve Sénégal. A cette crise, s’ajoute sans doute le facteur démographique, climatique mais également l’attrait du commerce européen sur le fleuve.

Les Soumaré, les Diabira les Sibi les Cissé entre autres créèrent ainsi les villages de Moulezimo, Waoundé, Diaguily, Harr, Wompou, Sangné-Bana, Toulel etc. quelques années après la descente des Soumaré et des Diabira, ce fut aux Kamara d’entreprendre le mouvement. Ils occupérent la rive nord du Kara-Karo d’où ils fondèrent plusieurs villages. D’autres membres du groupe fondèrent des villages sur la partie qui regroupe le cercle de Selibaby.

L’organisation politique et sociale des différents groupes Soninké est l’héritage de leur passé prés coloniale. Sur le plan politique, le pouvoir était exercé au niveau du village par un chef issu du clan dirigeant, appartenant lui-même à l’aristocratie guerrière. Il se nommait Tounka. Il gouvernait avec un conseil des ainés composé de notables, parents et allés de statu libre « Horo », de clients « Nyaxamala » et des esclaves de confiance « Komo-khoro »

Cependant pour ce qui concerne le Guidimakha, la notion de Tounka s’est limitée au niveau de leurs séjours dans l’Assaba et au Tagant. Cette réalité est mentionnée par J H Saint Père lorsqu’il écrivait que pendant quarante ans le Tounka fut Makha Malé Douo Soumaré. Il commandait aux Soumaré et aux Diabira qui formaient cinq villages. Et lorsque les Kamara chassés de Nouameline par des Maures vinrent se fixer au Guidimakha. Ils respectèrent Makha Malé Douo Soumaré, mais n’obéissent qu’à Gané Kamara, le Tounka-Khoré (grand Tounka) tandis que Makha Malé devint le Tounka-tougouné (petit  Tounka). Cette révolution se fait pacifiquement. Les Kamara, les Gassama-Gandega, les Cissé, les Diabira et les Sokhona acceptèrent l’autorité du roi Gané. Ils vécurent ensemble des centaines d’années et les coutumes particulières à chaque famille se confondirent et ne forment qu’une seule coutume : la coutume Sarakolé »[2]

Mais nous sommes amené, suivant les conclusions que nous avons tirées de nos investigations sur la question, de réfuter en parti cet état de fait que Gané fut le Tounka-Khoré et Makha Malé le Tounka-tougouné. En aucun cas une telle organisation politique ne fut évoquée pendant les multiples témoignages que nous avons recueillis.

Dans un premier temps, nous constatons que le récit unilatéral de J H Saint Père fut recueilli auprès des familles Kamara. Et d’autres part, en parlant de l’uniformisation de la coutume Sarakolé, il résulte de l’incompréhension des degrés de rapprochement qui ont lié et lient encore les différents groupes soninké. En réalité des pactes d’alliances ont existé  ainsi que des serments de fidélités. A travers ces pactes une certaine uniformisation semble apparaitre entre les différents groupes concernés. C’est dans cette optique que les Diabira et les Soumaré et plus tard les Khassonko, marcheraient ensemble en cas de nécessité et contractent ensemble un même pacte de sang.

Les Kamara de leur coté pactisent avec les Gandega et les Cissé. Ils s’assistent mutuellement en cas d’attaque contre l’une des partie et se partagent les amendes qui pourraient infligées aux membres d’un des  clans.

Cependant après la constitution du Guidimakha dans ses limites actuelles, hormis l’imposition de Ali Diadié Kamara, par les autorités coloniales et la tentative d’investiture Goudia Bathily comme chef de canton au Guidimakha, il demeure infondé de parler d’un chef unique auquel doit obéissance l’ensemble du groupe Soninké.

La réalité est qu’au Guidimakha, le pouvoir était limité à l’échelle du village avec à sa tête le Debé-Gumé (chef du village). Il dirige quasi indépendamment son village vis-à-vis des autres villages

L’organisation politique et sociale des différents groupes Soninké est l’héritage de leur passé prés coloniale. Sur le plan politique, le pouvoir était exercé au niveau du village avec un chef dirigeant issu du clan dirigeant, appartenant lui-même à l’aristocratie guerrière. Il se nommait Debi-goumé. Il dirigeait avec un conseil des ainés composé de notables, parents et allés de statu libre « Horo », de clients « Nyaxamala » et des esclaves de confiances « Komo-khoro « 

Cependant pour ce qui concerne les Soninké, la notion de Tounka s’est limitée au niveau de leurs séjours dans l’Assaba et au Tagant. En réalité après la constitution des agglomérations qui forment aujourd’hui l’habitat Soninké, le pouvoir ne dépasse guerre le cadre du village. Le chef de village est le représentant le plus âgé de la famille dirigeante. C’est une sorte de gérontocratie dans laquelle le chef de village est assisté par un conseil de sage issu des familles de conditions libres ou tributaires. A l’échelle de la maison, la cellule familiale est aussi soumise à ce même mode de gouvernement ou c’est toujours le doyen de la famille qui détient ce monopole : le Ka-goumé.


[1]  Propos recueillis auprès de Fode Diara Keita à Nouakchott le 13 juillet 1998.

[2] J H Saint-Père. Les Sarakollé du Guidimakha. Paris Larose 1925 p 6

.

[1] S. DAVEAU & C. TOUPET : Ancien terroir gangara bull Ifan série n°3-4  1963 p210.

[2] F.M COLOMBANI : Monographie du cercle du Guidimakha décembre 1912. ANS 10D5/1 p 4.

[3] P BRADLEY Le Guidimakha mauritanien : Diagnostic et proposition d’action. War on wont  1977 p 5.

[4] F M COLOMBANI idem 1912  p 47

[5] V MONTEIL : Mélange ethnologique : Légende du Wagadu et origine des soninké. Mémoire de l’IFAN   1953    p 5

[6] A BATHILY :Les portes de l’or. Le royaume  de Galam de  l’ère musulmane au temps des négriers VIIIé-XVIIIé siècle  Harmattan 1989  p 76


14 février 2008

Une reglementation pour les cybers

Conjoncture oblige il semblerait qu'une nouvelle réglementation vise à contrôler les cybernautes mauritaniens je n'y croyais pas vraiment. Mais c'est une réalité seulement cette réglementation vise seulement les cyber privé mais les réseaux internet des université ou et du public ne sont pas concernés comme me là affirmé le webmaster de l' AUF. Moi j'ai eu la visite des officiers pour qu'on leur donne régulièrement l'historique des connections.

la question qui se pose est de savoir pourquoi une telle mesure?

Y'a il un danger émanant du web?

Ou c'est juste une façon de nous mettre les battons dans les roues.

En posant ces questions sur le forum des jeunes entrepreneurs de mauritanie vous étiez nombreux intervenir

et comme je le suggérai certes l'internet est aujourd'hui incontournable pour toute société évolutionniste les avantages sont énormes riens que travers les forum communautaire c'est outils de rapprochement est de synchronisation extraordinaire dans le mondes des finances de communications et de gouvernance sans oublier l'énorme potentiel en matière de recherche choses qui avantage aujourd'hui les étudiants. dont l'illustration la plus parfaite reste aujourd'hui les universités virtuelles qui fournissent des formations très qualifiantes à moindre coup. c'est une révolution dont il faut être un acteur notamment pour nous pays en vois développement. cependant n'oublions de vue qu'interner peut cacher d'énormes vices, ils faut savoir l'utiliser à des fins utiles. et dans le cadre la mauritanie il faut internet comme outils d'épanouissement pour les jeunes et un vecteur d'échange culturel avec des jeunes d'horizon divers. et je le redis encore nous qui sommes gérants de cyber café nous devrons avoir le soutien des autorités au lieu de nous mettre les bâtons dans les roues. ils devrais encourager des initiatives de ce genres et allouer des prix pour les jeunes entreprenants.

5 juin 2007

bogueurs mauritaniens epeces menacée

Être blogueur en n'est pas une tache facile. étant dans une société ou le mensonge et le clientelisme restent les mots d'ordres. l'espèce des diseurs de vérité est en voies de disparition. du moins dirias je qu'on tente de nous museler. eh  oui la mauitanie demeure le pays de toutes les exceptions. les hommes politiques sans vergognes et les hommes d'affaires peu scrupuleux qui s'engraissent au détriment du citoyen n'ont aucun intérêt de voir la situation évoluer autrement. jusque là ils avaient bien réussi de tenir à l'écart bon nombre d'entre nous, en contrôlant les médias traditionnels. mais non content de cela ils s'attaquent aux blogeurs mais heureusement qu'ils ont du fil à retordre avant du parvenir. certes la prudence est de mise, surtout après la publication de la liste noire de X ould Y qui relate les noms des voleurs perchés au sommet de l'état et contrôlant les rouages de notre économie sans une compétences si n'est faire des salamalek à leurs supérieurs de singes. ils faut reconnaître qu'un objectif vient d'etre atteint car ces gens qui se croyaient intouchables viennent de se rendre à l'évidence que leurs vie quotidienne serra desormais scruter dans les moindres  details. Ce qui me pousse à te reposer cette question mais qui est tu x ould y?

De mon coté cela importe peu, l'important reste le contenu de tes contributions à faire triompher la vérité dans 'objectivité sur les agissements scandaleux de nos "dirigeants et leurs cours"

la vérité peu faire mal et ils l'ont vraiment ressenti. la profondeur de tes propos et le faits que tu connais dans les moindres détails leur mode  de fonctionnement, tu as reussi à semer le doute et la suspicion dans leurs petites. Et leur faible capacité de discernement ne fait qu'accroitre leurs angoisses.ils  ne pouvaient pas imaginer qu'un citoyens ordinaire arrive à savoir tant de choses eux.

Du coup x ould y t'es devenu le "wanted" tout comme la plus part des blogueurs engagés. Prudence est de mise. raison pour laquelle je reste peu visible sur la toile. nos propos dérangent ceux qui se sentent coupables et ils essayeront par tout les moyens nous faire taire.  mais la  mauritanie à besoin de tous les x ould y qui oeuvrent des heures durant pour faire valoir la verité.

c'est plus qu'en devoir. 

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la mauritanie d'hier à aujourdhui
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